Bijagos, l’archipel nature
titre de mon image En Afrique de l’Ouest, au large de la Guinée-Bissau, l’archipel des Bijagos constitue un étonnant estuaire en mer. L´archipel des Bijagos se compose de 18 îles et d´une multitude d’îlots sur un territoire de 1625 km2. Protégées par des hauts–fonds et des bancs de sable, ces îles recèlent un patrimoine naturel et culturel exceptionnel : des forêts, des savanes, des plages et des mangroves sur lesquelles veille l´ethnie des Bijagos.

Classé Réserve de la Biosphère par l’Unesco, l´archipel est un des principaux refuges d´Afrique occidentale en ce qui concerne l´avifaune et la faune marine. L’Archipel des Bijagos constitue un excellent exemple d’une conservation traditionnelle menée par les populations locales.

Cette conservation empirique a préservé les ressources naturelles qui subissent les pressions extérieures. La pêche piroguière et industrielle, l’exploitation forestière, le braconnage, le tourisme peuvent provoquer des atteintes à l’équilibre maintenu par les populations autochtones.

Parti pour longer les côtes marocaines, l’expédition a généré des dizaines de rencontres aussi enrichissantes les unes que les autres. Ce voyage a également permis de dresser quelques constats sociaux et écologiques qu’il serait inconcevable de taire.

 Notre démarche s’établi en 3 points  
 La Conservation  
 Les pressions extérieures  
 Le projet  
 2009-2010  
 Moyens d’investigation

Notre démarche s’établi en 3 points :

1. Par la présentation de la culture, de l’économie, des structures sociales et des connaissances traditionnelles des Bijagos, nous voulons montrer ce qui a fait de l’archipel des Bijagos un site exceptionnellement préservé.

2. Nous voudrions également relever et présenter les divers types d’agressions extérieures sur cet environnement.

3. Enfin, nous désirons soutenir et faire connaître les actions et les efforts de conservation entrepris par les divers acteurs de la protection environnementale. L’Archipel Caractérisé par un marnage impressionnant de 5 mètres, la zone est difficile d’accès et nécessite une maîtrise indéniable pour y pratiquer la navigation. A marée basse, les terres émergées peuvent doubler de superficie. De forts courants animent les chenaux. Histoire

L’ensemble ethnique des Bijagos qui peuplent l’archipel a fui l’avancée des Peuls au Moyen Age. Acculés sur les côtes, ils prennent possession des îles de l’archipel probablement désertes avant leur arrivée. Durant la période des comptoirs, lesPortugais subissent des expéditions militaires. En représailles, ils passent par les armes les charpentiers. Les Bijagos perdent leur savoir-faire maritime et occupent les seules îles où ils développent une économie de subsistance très diversifiée (pêche, agriculture, élevage, artisanat). Durant la période coloniale, Pendant la guerre civile,

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La Conservation

Etrangement préservé, l’archipel des Bijagos bénéficie de la conservation traditionnelle et le respect par l’état du droit coutumier qui limite les pressions immobilières et commerciales.

Des îles sont soumises à des tabous qui empêchent toute installation ou utilisation. L’archipel des Bijagos bénéficie d’une reconnaissance internationale par le statut de Réserve de Biosphère inscrit au patrimoine de l’Unesco. Ceci ne donne pas de statut juridique clair mais apporte une reconnaissance.

Dans l’archipel, 2 parcs ont été créés. Au sud-est, trois îles désertes constituent un lieu de ponte exceptionnel pour les tortues vertes, sans doute le plus important de l’Atlantique avec jusqu’à 30 000 individus.

Plus à l’Ouest, plusieurs îles désertes constituent un second parc protégeant une faune terrestre (hippopotame, gazelles…) Au nord de l’Archipel, un projet de création d’une aire protégée communautaire est en voie de réalisation. Actuellement, les Bijagos ont su préserver leurs rapports à l’environnement en limitant l’accès aux réservoirs de biodiversité.

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Les pressions extérieures

La pêche constitue la principale pression. Des camps de pêches s’installent dans l’archipel. Souvent composés de pirogues sénégalaises mais également de bateaux demeurant au large et recueillant la pêche de pirogues qu’ils embarquent à Saint-Louis au Sénégal.

Cette technique dite du ramassage à l’inconvénient d’être opaque et très prédatrice de toutes les espèces commercialisables. On estime qu’au Sénégal, un pourcentage non négligeable de poissons débarqués sur les quais de pêche provient de Guinée-Bissau ce qui a pour effet de doper les données.

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Le projet

L’idée est de mener une enquête qui conserve d’une part les connaissances traditionnelles en matière de conservation de l’environnement et d’autre part, dresser l’inventaire des pressions extérieures que subit l’archipel.

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(2009-2010)

L’étude à mener s’étendra sur 2 années et aboutira à la mise sur pied d’une exposition accompagnée de reportages et d’ouvrages à destination d’un large public (2010) ainsi que des actions de sensibilisation menées sur place.

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Moyens d’investigation

L’association Cultures & Communications dispose actuellement d’un catamaran à faible tirant d’eau équipé de kayaks de mer. Le matériel audio-visuel est composé d’appareils photos digitaux, de caméras DV-cam, d’enregistreurs de son DAT.

Cultures & Communications bénéficie de l’assistance de stagiaires pour des périodes allant de 1 à 3 mois. Pour mener à bien chaque projet, l’association s’entoure de spécialistes des diverses disciplines concernées

(sédimentologie, archéologie, histoire, ethnographie, sociologie, économie, biologie marine et terrestre, conservation…) et dresse des partenariats avec les autorités locales et les acteurs de terrain dans le but de faire connaître les actions entreprises.

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